Patrimoine

Patrimoine naturel

Saint Martin d’Août est une commune rurale nichée entre collines, vallons et paysages agricoles offrant de nombreux points de vue allant des monts d’Ardèche jusqu’au Vercors.

La commune est bordée par la rivière la Vermeille, un affluent de la Galaure, dont les 8,3 km de cours participent à l’identité naturelle du territoire.
Cette présence de l’eau a contribué à façonner le paysage, les pratiques agricoles et les chemins de promenade aujourd’hui très appréciés.

Bâtiment Mairie Ecole

Construit en pierre locale, cet édifice reflète l’architecture traditionnelle des bâtiments publics ruraux de la Drôme et témoigne de l’organisation administrative (Mairie) et scolaire (Ecole “de filles” et “de garçons”) du territoire.

 

Église Saint-Martin de Saint-Martin-d’Août du XIXe siècle

Edifiée en 1893 par l’abbé F. ROSTAING,
L’église de Saint-Martin-D’Août domine le village, et se distingue dès l’arrivée dans notre village depuis laD321 en provenance de Châteauneuf de Galaure.

L’architecture est caractérisée par des arcs élégants, une voûte haute et des colonnes claires qui encadrent le chœur. Des statues religieuses sont visibles sur les côtés, intégrées aux piliers, contribuant au caractère spirituel et traditionnel de l’église.

L’autel principal, en pierre claire, est surmonté d’un tabernacle et d’éléments décoratifs liturgiques.

De chaque côté du chœur, des stalles en bois sombre sculpté, longent les murs. Elles créent un contraste marqué avec les murs clairs de l’édifice.

À l’arrière-plan, plusieurs vitraux allongés laissent entrer une lumière douce et colorée. Les vitraux représentent des scènes ou des figures religieuses, apportant des touches de rouge, de bleu et d’or à l’espace autrement dominé par des tons sobres.

Monument aux morts

Initialement situé dans le cimetière communal puis détruit par une tempête, le monument aux morts de Saint Martin d’Août a été reconstruit à l’arrière du cœur de l’église du village et mentionne les noms, dates et lieux de décès des 19 Saint Martinois morts pour la France durant la 1ère guerre mondiale :
PAQUIEN Gabriel – 27 Août 1914 – Epinal
FERLAY Maxime – 17 Septembre 1914 – Crouy
PONCHON Marius – 27 Octobre 1914 – Toul
DUMAS Marius – 31 Octobre 1914 – Tête de Violu
BLETON Henri – 13 Décembre 1914 – Flirey
DESANY Gustave – 13 Février 1915 – Écurie
METEIL Victorin – 5 Avril 1915 – Flirey
GRAILLAT Fréjus – 5 Avril 1915 – Flirey
NIVON Augustin – 4 Juin 1915 – Sedd Ul Bahr
REVOL Marcel – 15 Juin 1915 – Hilsenfirst
VASSY Jean – 20 Août 1915 – Flirey
LHIORTIER Marcel – 9 Janvier 1916 – Void
RIVOIRE Henri – 31 Mars 1916 – Vaux
REY Henri – 23 Mai 1916 – Faux Miroir
ROBIN Marcel – 28 Décembre 1916 – Esnes
COTTE Paul – 2 Octobre 1917 – Bouconville
VERVOIS Félix – 3 Octobre 1918 – Orfeuil
BORDAS Franck – 7 Octobre 1918 – Rimancourt
GRAILLAT Lucien – 16 Octobre 1918 – Ste Marie A Py

Stèle en mémoire de Louis ARAGON et Elsa TRIOLET

La stèle inaugurée le 30 juin 2018 à Saint‑Martin‑d’Août, au lieu‑dit La Baume, rend hommage à Louis Aragon et Elsa Triolet en tant qu’écrivains résistants ayant trouvé refuge dans la Drôme durant la Seconde Guerre mondiale.
La stèle marque l’endroit où, selon les témoignages recueillis par les historiens locaux, furent cachés les manuscrits du roman Aurélien afin de les protéger lors des incursions de la milice et de la Gestapo.
Ce lieu – une petite cavité rocheuse appelée baume – servait de cache pendant leur période clandestine.

Stèle en mémoire de Pierre LUCAS

Le 15 décembre 1939, un bombardier Bloch MB.210 n°183 de l’Armée de l’Air, appartenant à la 51e escadre de bombardement, s’écrase sur la commune de Saint‑Martin‑d’Août.
Avec de très mauvaises conditions météorologiques (fortes chutes de neige, visibilité réduite), l’équipage décide d’évacuer l’appareil en parachute, deux aviateurs meurent (l’un parce que son parachute ne s’ouvre pas et l’autre resté coincé à bord lors de l’évacuation).

Une stèle dédiée à l’un des aviateurs, Pierre Lucas (1917‑1939), est installée sur le lieu même du crash